lundi 14 mars 2022

15:53

LEGISLATIVES 2022 - Le parti Kataëb, garde-fou contre les abus de la classe politique (Al-Sayegh)

La source: Kataeb.org

Le vice-président du parti Kataëb, Salim al-Sayegh, a estimé que le système éducatif au Liban, privé et public, était menacé. Dans des déclarations à la « Voix du Liban, 100.5 FM », il a indiqué que toute stratégie de développement de l’Université Libanaise ne pouvait être séparée de l’approche politique globale censée être adoptée par le gouvernement en matière d’éducation nationale.

Et d’ajouter : « Les partis au pouvoir, à savoir le Courant patriotique libre, le Hezbollah, le mouvement Amal, le mouvement Marda, et ceux qui les ont autorisés à contrôler le pays, siègent au gouvernement depuis cinq ans. Ils sont partenaires et doivent donc être tenus responsables lors des élections législatives. Après le 17 octobre, les gens sont descendus dans la rue, les tentes se sont transformées en lieux de débat et de dialogue, et les gens ont appris les fondements de la démocratie, les principes constitutionnels, ainsi que les normes de bonne gouvernance. La classe dirigeante sape le système éducatif et le développement de l’Université libanaise. Elle doit être tenue responsable. »

En ce qui concerne les élections législatives du 15 Mai, al-Sayegh, candidat dans la circonscription du Kesrouan, a souligné l’importance de l’établissement de mégacentres de vote, précisant toutefois qu’un tel projet ne pouvait être réalisé à deux mois du scrutin. A ses yeux, les tergiversations sur la question des mégacentres ont offert à la classe dirigeante une période de flottement pour permettre à ses composantes de se recycler.

« Le parti Kataëb est prêt à mener les élections, et notre préoccupation est d’établir la plus grande alliance possible tout en maintenant l’unité de l’opposition. Nous traitons avec tout le monde sur la base d’un partenariat et en toute transparence. C’est pourquoi l’annonce des listes des candidats enregistre un retard, mais demeure dans les délais prévus par la loi », a affirmé le vice-président du parti Kataëb.

Et de poursuivre : « Il y aura trois groupes à la Chambre des représentants : les forces conservatrices de la classe dirigeante, les forces conservatrices de l’opposition, et les forces réelles du camp pro- changement. Ces formations, issues du soulèvement populaire du 17 octobre 2019, constituent le troisième pouvoir dont le but est de rétablir l’équilibre politique dans le pays parce qu’il y a un manque total d’équilibre au Liban. Ce rééquilibrage des forces sur l’échiquier politique va empêcher le Hezbollah d’avoir le monopole des décisions souveraines du gouvernement et va le contraindre à se concerter avec tous les Libanais, que ce soit sur le principe de la neutralité du Liban, la décentralisation, ou encore sur les questions concernant la réforme administrative, la privatisation et le développement du système éducatif, dans tous les collèges et toutes les universités. Il faudrait aussi réorganiser les priorités du gouvernement en commençant par l'établissement d'une stratégie en matière de défense nationale, et la mise en œuvre des résolutions internationales. Le parti Kataëb constitue un garde-fou contre les abus de pouvoir afin d’éviter les dérives du passé. »

Al-Sayegh s’est adressé aux électeurs du Kesrouan en leur disant : « Je comprends votre désespoir, mais en restant à nos côtés, nous préserverons ensemble l’esprit du Liban. Cette bataille donnera à nos adversaires un signal clair : Aucune mainmise sur le Liban n’est tolérée. Donnez-nous une chance pour que le Liban ne disparaisse pas, nous pouvons réaliser le changement, mais bien sûr pas par magie. Ils doivent ressentir la présence d’une force qui se dresse contre eux. N'ayez pas peur ! Ne nous laissez pas seuls dans cette confrontation. Pleurer ne servira à rien. Il faut agir en toute solidarité pour que chacun puisse voter en son âme et conscience », a conclu al-Sayegh.