vendredi 25 mars 2022

18:48

La juge Aoun travaille selon l’agenda de Baabda. Ceci n'est pas une justice ! (Dagher)

La source: Kataeb.org

« Notre problème avec la juge Ghada Aoun est qu’elle travaille selon l’agenda politique de la présidence de la république. Les poursuites engagées contre la société Meccataf sont motivées par des considérations exclusivement politiques, d’autant plus que la magistrate n’a présenté aucune preuve. Ceci n'est pas une justice », a déclaré Serge Dagher, secrétaire générale du parti Kataëb, dans une interview accordée à la chaîne de télévision locale Al Jadeed.

La juge Aoun, procureure près la cour d’appel du Mont-Liban, est montée cette semaine d’un cran dans ses démarches visant le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, et des personnes de son entourage. Ces démarches ont connu une subite accélération ces derniers temps, dans un contexte marqué par une forte polarisation politique autour du patron de la BDL et du secteur bancaire. Cette polarisation a d’autant plus gagné en ampleur que les motivations et méthodes de la juge Aoun suscitent des interrogations et des doutes, notamment dans les milieux opposés à la mouvance aouniste, de laquelle la magistrate est réputée proche.

De son côté, le candidat au siège maronite de la circonscription de Batroun, Majd Harb, a dénoncé les campagnes orchestrées par Ghada Aoun, la désormais célèbre magistrate qui médiatise les procédures judiciaires visant à mettre en cause la classe dirigeante.

« Les tribunaux politiques de la honte gouvernent au nom de l’occupation ou au nom du petit dictateur, mais ils ne gouverneront pas au nom du peuple libanais. Nous sommes prêts à vous affronter comme nous affrontons vos maîtres », a déclaré Harb sur son compte twitter.

C’est dans la foulée de ces combats poliitico-judiciaires douteux que le chef d’entreprise, Michel Meccataf, a été soupçonné, sans preuves, d’avoir opéré des transferts de fonds illicites vers l’étranger durant le dernier trimestre de 2019. Onze mois après la saisie par la force des dossiers et des ordinateurs de la compagnie, le Parquet de la cour d’appel libanaise n’a progressé en rien sur les activités de la société. Michel Mecattaf est décédé la semaine dernière d’une crise cardiaque durant une randonnée matinale, à Fayara, dans le Kesrouan.