dimanche 3 avril 2022

02:42

Au Liban-Nord III, une liste déterminée à en découdre avec les armes du Hezbollah

La source: Kataeb.org

Baptisée "Le Nord de la confrontation", une liste pro-changement a été annoncée au Liban-Nord III lors d’un événement de campagne à Anfeh. La circonscription compte au total dix sièges : sept maronites et trois grecs-orthodoxes.

Soutenue par le parti Kataëb, la liste comprend Michel Moawad, indépendant et candidat à l'un des trois sièges maronites de Zghorta. Les deux autres sont brigués par Jawad Boulos et Tony Mardini ; un siège maronite à Bécharré est, lui, convoité par Rachid Rahmé. Pour les trois sièges grecs-orthodoxes de Koura, Adib Abdel Massih, Brigitte Kheir et Émile Fayad sont candidats. Enfin, Joëlle Houayek et Majd Harb sont candidats aux deux sièges maronites à Batroun.

Dans un discours, Michel Moawad a affirmé que cette liste se veut "dans la confrontation face aux armes du Hezbollah, qui prend le pays en otage vers un endroit qui ne nous ressemble pas". Estimant que le Liban est "aux portes de l'enfer", Moawad a déroulé un programme basé sur "la souveraineté, la sécurité, l'établissement d'un État moderne et la décentralisation administrative". "Notre bataille dans ces élections, c'est de faire tomber tes alliés et de les encercler", a-t-il lancé à l’adresse du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a récemment appelé à une mobilisation électorale en faveur du Courant Aouniste afin de garder la majorité au Parlement. "Le système au pouvoir au Liban-Nord III a un nom : Gebran Bassil et Sleiman Frangié", a estimé Moawad, visant ainsi, par la même occasion, le leader du mouvement Marada. "Notre bataille n'est pas personnelle contre Bassil ou Frangié", a-t-il toutefois nuancé. "Elle est nationale face à tous les deux. Notre problème, c'est cette couverture chrétienne qu'ils assurent au Hezbollah", a-t-il déploré, affirmant s'être allié avec des forces de l'opposition et de la révolution du 17 octobre 2019.

Majd Harb a emboîté le pas à Michel Moawad, enchaînant les critiques contre le Hezbollah et appelant à se préoccuper du "problème fondamental du pays", à savoir la préservation de sa souveraineté.