mercredi 15 septembre 2021

18:35

Communiqué du bureau politique du Parti Kataëb - 15/09/2021

La source: Kataeb.org

Le bureau politique des Kataëb a tenu sa réunion hebdomadaire sous la présidence du chef du parti Samy Gemayel. Dans un communiqué, les participants ont dénoncé le nouveau compromis gouvernemental qui soumet le Liban au dictat du Hezbollah et de son parrain iranien.

Selon le parti Kataëb, Téhéran aurait donné son feu vert à la formation du cabinet Mikati, plaçant le pays du cèdre au cœur de son axe régional.

« Le nouveau gouvernement s’inscrit dans la continuité des précédentes administrations, incapables de mener les réformes nécessaires au sauvetage économique du Liban. La classe dirigeante, affaiblie par des tiraillements internes, ne sert que ses propres intérêts afin de consolider sa mainmise sur les institutions du pays. Ses priorités sont liées à des agendas régionaux ».

Le bureau politique des Kataëb a estimé que la gravité de la situation dans laquelle se trouve le Liban était le résultat de politiques gouvernementales défaillantes à répétition.

« Nous refusons d’accepter la mainmise du Hezbollah sur le pays. La confrontation doit se poursuivre avec des efforts concertés et une volonté inébranlable jusqu'à ce que le changement ait lieu. La seule façon de rectifier le tir est de tenir des élections législatives sous contrôle international ».

Le parti Kataëb a une nouvelle fois souligné l’importance de garantir la tenue du scrutin dans les délais constitutionnels, estimant que la présence d’une mission d’observation internationale garantirait le bon déroulement et la transparence des élections prévues le 8 Mai 2022.

« Il est primordial que les Libanais de la diaspora puissent voter pour le candidat de leur choix. Il ne faudrait pas limiter leurs votes aux six sièges prévus par la loi électorale en vigueur ».

Selon le parti Kataëb, le renouvellement de la classe dirigeante paverait la voie à l’édification de l’Etat et de ses institutions, et à l’établissement de politiques de relance économique, en concertation avec le Fonds monétaire international.

« Le changement permettra également d’établir les responsabilités des personnes inculpées par la justice pour leur rôle présumé dans la double explosion au port de Beyrouth, le 4 août 2020 ».

Le Bureau politique des Kataëb a en outre salué l’initiative Egypto-jordanienne visant à acheminer le gaz nécessaire à la production d’électricité, alors que le Liban connaît depuis des mois une pénurie de carburant sans précédent ayant considérablement réduit l’activité des centrales électriques.

« Il s’agit d’une initiative fraternelle, en solidarité avec le peuple libanais, face à l’incurie de la classe dirigeante et à la dissolution de l'État ».

Le parti Kataëb a par ailleurs mis en garde contre la dilapidation des 1,135 milliard de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS). Ce montant correspond à la somme des deux dernières allocations de DTS du Fonds monétaire international: celle du 28 août 2009 qui s’élevait à 275 millions de dollars, et celle du 23 août dernier qui était de 860 millions de dollars.

« Nous mettons en garde le gouvernement contre le gaspillage des 1,135 milliard de dollars et l’utilisation de cette somme à des fins électorales, notamment par le biais de la « carte d’approvisionnement » ou de projets suspects, sous couvert d’aide humanitaire ».

A l'occasion du trente-neuvième anniversaire de l'assassinat du président martyr Bachir Gemayel, le bureau politique des Kataëb a redit son engagement de restituer le Liban aux Libanais et d’empêcher toute partie externe de s’en emparer, quels que soient les sacrifices.

« La marche ne s'arrêtera pas avant l'établissement d'un Liban souverain, libre et indépendant ».

A l'occasion du vingt-neuvième anniversaire de l'enlèvement de Boutros Khawand, le bureau politique des Kataëb a estimé que la Syrie se devait de révéler le sort qui lui avait été réservé et de le rapatrier au Liban. Idem pour l’ensemble des détenus libanais  dans les prisons syriennes.

Boutros Khawand, ancien membre du bureau politique kataëb, avait été enlevé le 15 septembre 1992, devant son domicile de Horch Tabet (Banlieue-Est de Beyrouth) par des éléments armés circulant à bord de trois véhicules qui n’avaient pu être identifiés.