mercredi 22 septembre 2021

13:44

Communiqué du bureau politique du Parti Kataëb - 22/09/2021

La source: Kataeb.org

Le bureau politique des Kataëb a tenu sa réunion hebdomadaire sous la présidence du chef du parti Samy Gemayel. Les participants ont passé en revue les derniers développements politiques au Liban, notamment la séance parlementaire, lundi, consacrée au vote de confiance au gouvernement Mikati.

Dans un communiqué, le parti Kataëb a dénoncé une “mascarade parlementaire” ponctuée de violentes altercations verbales entre les députés qui se sont accusés mutuellement de corruption et de vouloir paralyser les institutions de l’Etat, sans pour autant s’abstenir de donner leur feu vert à la nouvelle administration.

« Les députés se sont livrés à des surenchères politiques, au lieu d’examiner en profondeur le texte de la déclaration ministérielle et d’avancer des critiques constructives au contenu du document qui ne présente que des promesses fallacieuses. Les divergences entre les parties au pouvoir vont inévitablement miner les discussions au sein du conseil des ministres ».

Selon le parti Kataëb, la déclaration ministérielle demeurera lettre morte tant que le gouvernement sera soumis au dictat du Hezbollah et que le pays et ses institutions, asphyxiés par la mainmise du « parti de Dieu », n’auront pas recouvré leur souveraineté. Une situation qui résulte notamment des nombreux compromis entre les parties au pouvoir et de leurs concessions au Hezbollah.

Le bureau politique des Kataëb a par ailleurs dénoncé la valse des camions-citernes transportant du fioul iranien, en provenance de Syrie, via des passages frontaliers clandestins, au vu et su des autorités libanaises. Objectif: contourner les sanctions américaines, imposées normalement sur toutes les importations iraniennes et toute transaction financière avec Téhéran. Dans ce contexte, le parti Kataëb a déploré l’existence de deux listes de prix de carburant: celle établie par le ministère de l’énergie et celle établie par la société pro-Hezbollah « Al-Amana » chargée de distribuer  le fioul iranien importé illégalement au Liban.

« L’acheminement du fioul iranien et sa distribution sur le marché libanais consacrent l’influence croissante de la République Islamique  au Liban. Le premier ministre s’est contenté d’exprimer sa tristesse face à l’absence de souveraineté au Liban. Le chef de l’Etat, qui a longtemps batailler afin de protéger les prérogatives de la Présidence de la République, s’est départi de ses responsabilités, en tête desquelles la protection de la souveraineté du Liban et de sa libre décision ».

Le parti Kataëb a en outre estimé que le nouveau gouvernement s’inscrit dans la continuité des précédentes administrations, incapables de mener les réformes nécessaires au sauvetage économique du Liban.

« La bataille pour le changement passera par les urnes, lors des législatives prévues le 8 Mai 2022. Un scrutin qui devrait se dérouler sous supervision internationale. Le peuple détient ainsi le pouvoir de mettre un terme au chaos général qui règne au Liban. La nouvelle chambre des députés devrait être constituée de personnes capables de défendre la souveraineté et les intérêts du Liban. Ces personnes devraient agir en toute intégrité et honnêteté pour paver la voie aux réformes et repositionner le Liban sur l’échiquier arabe et international ».

Sur un autre plan, le bureau politique des Kataëb a une nouvelle fois dénoncé les tentatives de la classe dirigeante de torpiller l’enquête sur la double explosion au port de Beyrouth, et les mesures d’intimidation exercées par le Hezbollah sur le juge d’instruction Tarek Bitar, en charge du dossier.
« Ces tentatives visent à contraindre le juge Bitar à jeter l’éponge. Nous mettons en garde tous ceux qui cherchent à obstruer les procédures judiciaires liées à l’enquête. Les Libanais réclament des comptes afin de mettre un terme à l’impunité ».

À l’occasion du 14e anniversaire de l’attentat à la voiture piégée contre le député Antoine Ghanem (19 septembre 2007), le bureau politique des Kataëb a réitéré  son engagement à poursuivre sa lutte en faveur d’un Liban indépendant et souverain, ce à quoi aspiraient le feu député de Baabda et tous les martyrs du parti Kataëb.